mardi 30 septembre 2014

W.I.P

L'avantage dans la décoration d'une nouvelle pièce, c'est que c'est un parfait alibi pour se lancer dans un nouveau projet.


C'est le cas avec la chambre jaune (je vous en avais parlé ici)

Une nouvelle chambre (avec des couleurs inédites jusqu'à présent chez nous) a besoin de plein d'accessoires pour exister, non? Si!
Côté linge de lit c'est déjà fait avec la couette en draps de récup'.
Oui mais par chez nous les hivers sont moins que tropicaux...On a vraiment besoin de réchauffer la couette (ne me parlez pas de comparse ou de radiateur, là n'est pas la question!)
Quoi de mieux qu'un plaid...crocheté (ben voyons) pour parer les défaillances de la dite couette!

Mon choix s'est porté sur la fameuse Sunny spread (le patron gratuit est là, en anglais) vue et revue sur Pinterest et moultitude de blogs mais ce n'est pas par hasard: elle est achtement bien!

Ce modèle est simplissime à mémoriser et permet une grande quantité de variations (sans être un caïd des maths)
Le seul défaut de ce plaid est justement sa simplicité (l'équivalent pour une tricoteuse de mètres carrés de jersey, si vous voyez ce que je veux dire...) une fois mémorisé on s'ennuie ferme, seule une Pénélope peut envisager de la faire monochrome!!!

Fort heureusement, je me suis débrouillée pour ajouter un peu de suspens typique de moi: Aurais-je assez de fil pour la terminer? Sachant qu'une partie des pelotes fût achetée en brocante et que ce sont des fils vintages (même leurs filatures n'existent plus, c'est dire) on peut savourer le piment de la situation...

Je ne vous laisserais pas languir plus longtemps, en fait j'en ai suffisamment!

Bon, je cause je cause mais on ne voit pas le truc dont on parle!

TAD...dam, mais elle est toute pourrite cette photo, on voit rien!

Là c'est mieux!
Ne me dites pas qu'elle a une forme bizarre ma couvrante, je vous avais prévenu dès le titre: C'est un WIP (work in progress dans le texte, un chantier en cours quoi!)
Mine de rien, j'en suis à 64 carrés c'est pas si mal...bon, c'est moins réjouissant quand on sait qu'elle en fera 165 à la fin (je ne veux même pas penser à la bordure...) et que je n'en fais que deux par jour...

Promis juré, dès qu'elle est achevée (mais pas moi) je vous la montre (en situation ce sera mieux)

Le soleil joue les prolongations et ce n'est pas pour me déplaire, du coup je travaille avec la porte de l'atelier ouverte sur le jardin: on se croirait au printemps!

A+

mardi 23 septembre 2014

Erreur 404, 405 voir 4632!!!

Bonjour à tous!
Désolée de ne pas vous avoir écrit depuis mon retour mais ma boutique nécessitait toute mon attention (faisage des vitrines, étiquetionnement des nouveautures, extirpation des faucheux installés en travers de la porte, pfff qué boulot ma pov')
[j'arrête là, mon correcteur orthographique va bugger]

Corrigeons cette absence de billet par un exercice d'explosion de l'égo: le plantage dans les grandes largeurs (je ne parle pas de mes hanches)

En préambule, une petite devinette: Quelle différence y a-t-il entre un pull loose et un pull de la loose?
Réponse: le deuxième ne se porte pas!!!

g
ceci est la seule photo de mon shrug que vous verrez...

Tout a commencé avec un lot de pelotes de fil coton Lana stop trouvé à un prix défiant toute concurrence chez Noze...
Je peux casser du sucre sur le dos de ces pelotes (l'image est étrange) vu qu'elles ne sont plus produites:
Il est tout pourri ce fil!!! (aaah, ça fait du bien!)
J'aurai dû me douter qu'il y avait un lézard: un si chouette fil, d'un indigo si profond (noté comme naturel, mais j'ai pas compris pourquoi) pour un prix aussi rikiki ça ne peut pas exister!!!

C'est en commençant mon ouvrage que j'ai commencé à comprendre: la couleur ne tient pas, après dix mailles mes mains et mon crochet deviennent tout bleu!!!

Etant une kamikaze confirmée (oui oui, j'ai mon diplôme!!!) je continue (même pas mal, le savon c'est pas pour les chiens)
Mon autre souci vient du poids du fil...oui le coton est une fibre lourde [petit interlude où je sanglote] oui, je le savais en commençant et non je ne l'ai pas pris en compte en choisissant la taille de mon gilet (tiens c'est vrai ça, je ne vous l'avais pas précisé: on parle gilet ici!)
C'est ainsi que je me suis retrouvée avec un gilet si surdimensionné qu'il ne tenait pas sur mes épaules (sachant que c'est un modèle près du corps, on imagine le bug) [re-sanglots]...moment d'intense solitude.

Kamikaze confirmée ET obstinée, je défait tout pour recommencer avec un crochet nettement plus petit...
Tout à l'air de bien se passer (à part les mains bleues, mais on s'y fait) j'assemble, je lave (l'eau noire tellement elle est bleue, c'est normal docteur?) je laisse sécher, je couds mes boutons (tiens le fil blanc devient bleu...)

C'est ainsi que mon joli shrug (modèle visible ici, pour info) est toujours trop grand (gnnnn) mais en plus devient chiné (une barre plus claire est apparue sur le devant) tout en me teintant la peau d'indigo (ayant une peau réactive, je m'attends à de belles plaques d'eczéma si je le porte plus de cinq minutes...)

Je tiens à préciser que le plantage ne provient pas du patron (je l'ai fait il y a quelques années de cela et tout s'était bien passé) mais bien de l'association moi+fil!!!

Ce naufrage textile m'a quelque peu ruiné le moral mais je tente une convalescence à base de bonnet (ben oui, winter is coming tout de même)

Je vous tiens au courant...

A+

mercredi 3 septembre 2014

Je n'ai pas la bosse du commerce

Et c'est dommage quand on est commerçante!

Ben oui, à la boutique je ne sais pas refiler l'article dont personne ne veut, je ne sais pas non-plus vendre à un client qui ne veut pas acheter, pas plus que je ne sais inciter les clients à choisir l'article le plus cher.

Dans la même veine, j'ai eu envie de faire une poupée pas destinée aux enfants...Quand on sait que je suis installée dans un petit village en pleine campagne, on en déduit que c'est un acte des plus débiles.
Je ne dis pas que mes clients habituels ne peuvent pas comprendre, non non! C'est juste que c'est un article segmentant (comme on dit chez les marketeurs) et qu'avec la faible densité de population dans la région, l'éventualité de tomber sur le client adéquat est limitée...

Bon, après ce prologue dépressif, passons aux choses sérieuses!

L'avantage d'être à son compte c'est qu'on fait ce qu'on veut (même si c'est débile, comme sus-mentionné!)

Pour ceux qui me suivent sur fb, ou ceux qui ont lu certains vieux billets, vous savez peut-être que je m'intéresse aux artistes de burlesque (le strip-tease chic et militant, en simplifiant à l'extrême)

J'aime cet univers un poil décadent (non, il n'y a pas de jeu de mot) visuellement riche et délirant.
J'admire ces filles (y'a aussi des garçons mais ils m'émeuvent moins) effrontées, drôles, cultivées et talentueuses: elles sont une vraie représentation du Girl Powerrrrr (mais pas les Spices girls, non non!)

Tout ça pour justifier la naissance d'une nouvelle poupée dans mon atelier. J'espère qu'elle vous plaira, j'y ai mis beaucoup d'amour et de joie.

Je vous présente, donc, Sue Blime (là, y'a un jeu de mot!)  


C'est la plus grande de toutes les poupées que j'ai réalisé jusqu'à présent (40cm de la pointe des bottines au sommet du bibi, avec un crochet de 2mm ça calme!)


Elle est presque-habillée d'un corset en velours rehaussé de broderies avec une pointe de lamé (on est show-girl ou pas!)


Comme beaucoup de ses collègues, elle est tatouée (sur la jambe, peut-être que le tatouage se prolonge sur le reste du corps on ne sait pas...)

 Plan rapproché pour mieux voir son chignon (très travaillé comme il se doit)

Ma petite Sue est un hommage à toutes ces artistes épatantes, je nomme en vrac Lada Redstar, Kitten on the keys, Evie Lovelle, Cherry Lyly Darling, Mimi Le Meaux et les autres:

Merci les filles, vous rendez ce monde un peu plus beau!

Sinon, comme d'hab', elle est disponible à ma boutique pour la somme de 65€ (par correspondance les frais de port sont en sus mais pas le paquet cadeau, réalisé sur simple demande)


Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Demain je monte à la capitale (Maison & Objet me voilà!!!)

Prenez soin de vous,

A+

mercredi 27 août 2014

Berthe

Reprenons la routine (certains prétendent que la rentrée pointe le bout de son nez, alors...) avec une nouvelle personnalité très crochetée.

Une miss que j'ai décidé de surnommer Poulpita (grand silence polit dans l'assemblée...)


A la vue de sa chevelure vous comprenez mieux son surnom, n'est-ce pas?
D'ailleurs, mon neveux (le Prince pour ceux qui suivent) m'a déclaré hier soir: "Elle a la tête de la Méduse, je trouve."

Bon, hormis le fait que sa tignasse est bleue et poulpesque, Poulpita a un grand sens de l'outfit (treu modeuse la fille!!!)

La preuve en image:


T-shirt loose, mini-jupe avec jupon froufroutant, ballerines et bangles au poignet: elle se la pète un peu...

Mais que vois-je? Mademoiselle a été bien attentive à sa pose: un détail est complètement gommé par la perspective!

Regardons un peu plus précisément:


Ah! Là on voit bien mieux: Mademoiselle a des pieds d'une taille respectable!!! Je dirais même que, rapporté à une taille d'humain, elle fait un bon mmmmm...44, 46?

Mais c'est bien sûr, Poulpita n'est qu'un surnom: dans la vraie vie, son vrai nom est BERTHE!!! 
Oueppp, comme Berthe au grands pieds (la mère de Clovis, pour ceux qui se demandent)

Bien ouej' Berthe, mais on t'a reconnu!!!

Bon, pour ceux qui s'intéressent à ce type de détails:
Berthe fait ses bons 30cm de haut (pour 4cm de pieds...) Elle est faite d'acrylique (mais le reste jupe, ballerines, t-shirt et cheveux sont en laine) et se propose à vous pour la somme de 25€ à la boutique (par correspondance les frais de port sont en sus mais pas le paquet cadeau qui est réalisé sur simple demande)

Le temps est toujours aussi automnal, du coup je n'ai aucun regret d'être dans mon atelier: c'est bientôt les vacances pour moi, le soleil va forcément reparaitre d'ici-là (on peut toujours rêver)

A+

mardi 19 août 2014

Mandarine transgénique

Que je t'explique, lecteur attentif, ces derniers jours le temps était...comment dire...(tout pourrit?) automnal, oui c'est ça, automnal. A la mi-août, tout va bien...

C'est ainsi qu'il ne m'a pas parut bien aberrant de me faire un gros pull...achevé ce lundi, devant la cheminé avec une tasse d'Earl grey bien fumante (bon je portais un t-shirt sans manche et des sandales mais le thé était bien venu...)

Sur la brocante de Corbigny (après une nuit d'orages homériques) j'ai acheté quinze pelotes de...fil (on va dire fil parce que de la chlorofibre ne peut pas être qualifié de laine, non, vraiment pas)
Ces pelotes sont du plus bel orange qui soit: mandarine transgénique, ça doit être son vrai nom...
Autant dire qu'il pique les yeux (enfin, cet hiver je dirais qu'il donne bonne mine)

Cette fois-ci, je ne vous donnerais pas de lien vers un patron trop chouette mais en anglais parce qu'il sort de ma caboche, mon gros pull.

J'vous'y montre?


Le premier qui dit qu'un pull à l'encolure très dégagé c'est débile quand il fait froid...n'aura pas tort! Même que c'est le premier truc qui est venu aux lèvres de Môman...
Bande de mal-pensants: et comment on fait pour mettre un châle? Hein? Ben oui, c'est l'alibi parfait!!!
Par contre, j'ai fait des manches trrrès longues juste pour emmitoufler mes mimines sans risquer de déformer les manches (ah, l'avantage du sur-mesure...)

De dos petite variation:

Les dégoulinures s'emmêlent...

Côté technique, il est réalisé avec un crochet 3mm, top-down sans aucune couture avec des pinces sous la poitrine et aux hanches (ça s'appelle bien aussi des pinces quand on élargit?)

Il sera parfait avec mes babies Doc Marten's grises (8€ en brocante, de vrais pantoufles)

L'automne sera orange irradié ou ne sera pas, qu'on se le dise!

Le mieux c'est qu'il me reste trois pelotes, je vais pouvoir me faire un bonnet assorti...

Tant qu'on y est, un troisième dragon est né à l'atelier:


Je ne sais pas comment il se nomme, le Prince des écureuils le baptisera comme il le souhaite.

Le ciel persiste dans la grisaille, j'ai la goutte au nez le matin...tout va pour le mieux...

A+

mardi 12 août 2014

De l'importance d'être Ernest

Hommage à Oscar Wilde...Même si , en français, on dit "Constant" et non "Ernest" ce qui sabre allègrement un jeu de mot wildien (merci Hanouilh...)

Revenons à Ernest, mon lapin (enfin, le lapin c'est lui hein, pas vous, je ne me permettrais pas de vous appeler mon lapin...quoique...)

Enfin bref, double hommage à Oscar: le lapin (mais pas celui de l'autre là...Alice, c'est ça...punaise, il commence à il y avoir beaucoup de prénoms par ici...) et le prénom Ernest (un rien ridicule de nos jours, je vous l'accorde, mais parfait pour un lapin...non?)


Ernest, donc, est un lapin (ça je l'ai déjà dit) au crochet (surprise!) qui porte un pull parce que les matinées sont fraiches au pied du Morvan (pas de panique, il peut l'enlever en cas de hausse du mercure) et que c'est trop stylé un pull à rayures (c'est son côté dandy)

Comme il n'a aucun sens pratique, son short (oui, il porte un short avec un pull, cherchez pas: c'est un lapin!)
son short, disais-je, est trop court. Du coup, il a le bedon à l'air...


La pose pin-up, c'est parce qu'il se la pète un peu notre Ernest...


D'accord, son short est un poil trop court mais...laisse la place pour sa queue! On est un lapin et on ne s'en cache pas! (en mode coming out...)

Avant qu'il ne se lasse d'être photographié, une petite dernière un rien hautaine:


Vous aurez remarqué que son genou est rapiécé, il n'a pas voulu que je lui mette un pansement alors j'ai fait avec les moyens du bord: coton bleu et fil lamé...

Ernest fait 26cm de haut (oreilles comprises) et est globalement  composé d'acrylique (bon, il a de l'alpaga dans les oreilles mais ça compte pas)
Si vous désirez discuter littérature ou dramaturgie avec lui, il est à votre disposition pour 25€ à la boutique (par correspondance, les frais de port sont en sus mais pas le paquet cadeau qui peut être fait sur simple demande)

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée et je retourne à ma table de travail...

A+

vendredi 8 août 2014

Hors-saison

Rhalala, les maraîchers ne sont plus ce qu'ils étaient ma bonne dame!
La preuve? Ils se mettent à produire des légumes de printemps en plein été!!!

Ben oui, je suis complètement décalée côté saisonnalité, c'est ainsi que je me suis surprise à crocheter un sac particulièrement printanier.

Je vous laisse juger:


Entièrement réalisé en fil "ruban" (pas le XXL vendu par Hooked, non non non: du normal en viscose ou acétate de chez Bouton d'or) légèrement satiné du fait de sa composition.
Le choix des couleurs s'est fait par défaut vu que j'en avais un plein sac en stock, j'ai pioché les quatre couleurs qui se mariaient entre elles. C'est donc quasi par hasard que je me suis retrouvée avec une gamme printanière!

Ce fil je l'avais testé pour un pull, totalement importable: Lourd, froid quand il fait frais, étouffant quand le soleil pointe un peu et irritant de contact (il ne gratte pas, non, c'est plutôt une impression de gommage permanent de la peau...)

Du fait de sa rigidité, je me suis dit qu'il serait parfait en accessoire: Bingo!!! On obtient donc un sac souple mais qui ne s'effondre pas.

Pour parfaire la saisonnalité de la bête, je lui ai adjoint un groupe de petits légumes raccords: carottes et pois nouveaux:


Pour parfaire la chose, je l'ai doublé de coton avec deux poches fleuries:


Quelle est cette carotte isolée me direz-vous: C'est la tirette de la fermeture-éclair, vous répondrai-je!


Pratique moyen mnémotechnique: Quand les carottes sont rassemblées, le sac est fermé!!!

Côté pratique, le sac mesure 25cm x 33cm et les lanières font 72cm de long (36cm de hauteur une fois posée sur le sac)

Côté financier, il coute 35€ à la boutique (par correspondance les frais de port sont en sus, mais pas l'emballage cadeau qui est offert sur simple demande)

Bon, il parait que nous sommes en vigilance orange...pas grave, ma maison n'est ni en sucre ni inondable!
Je retourne à ma table de travail...

A+