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samedi 12 octobre 2024

Ça faisait longtemps, dis

 Très étrange sensation que de revenir par ici.

Peut-être parce que le format blog est devenu désuet et que la désuétude c'est ma spécialité.


Toujours est-il que le crochet est toujours le centre de mon existence (professionnelle) et que j'ai estimé qu'Instagram était un peu étriqué pour montrer (et dire) ce que je faisait.


Voici donc le moment TADAAAAM!


Ma dernière commande en date est cette petite fée, un rien Art nouveau, haute comme une pomme (9cm)

Les fleurs de sa coiffure sont en porcelaine, le reste est globalement en coton. J'étais très contente de ses petits petons donc, bien sur, j'ai oublié de les photographier.


là on les aperçoit un peu, les petons.

La fleur émerge de sa paume de main: c'est une fée créatrice de nature. Elle est conçue pour une jeune femme, elle-même a une fibre artistique. J'espère qu'elles suivront un joli chemin ensemble.



A bientôt, peut-être, pour de nouvelles nouvelles...


A+

vendredi 21 septembre 2018

On ne choisit pas sa muse

Bouh!
Z'avez eu peur?
Moui je sais ça surprend un retour si soudain après une telle absence...

Que voulez-vous, entre la Bêêêle et laine, la canicule, le non-mariage (c'est comme un non-anniversaire mais en version mariage) de ma nièce ainée et mes maxi-vacances (de deux jours) j'ai eu le plus grand mal à me consacrer à ce blog (et Instagram est trop pratique)

Reprenons nos bonnes vieilles habitudes, une petite chronique crochet ça vous tente?

Plantons le décor:

Non loin de chez moi à Prémery, riante bourgade (je blague, oups toutes mes excuses aux habitants!) un drôle de loustic tient boutique.
Ce loustic est Manuel Domingues, plus connu sous l'enseigne Manu Déco.
Dans son échoppe il expose à la vente tout un univers de laiton, de bois et de lumières. Des créations uniques par bien des aspects. Toutes sont marquées du sceau du steampunk (si tu ne sais pas ce que c'est, Google est ton ami!)

Vous me direz: quel rapport avec le crochet?
Aucun!
Ou presque...

Il y a quelques temps de cela, Manu m'avait offert une série de plaques à trophée (je crois qu'il avait pitié de ceux que je fabrique en carton)
Comme il me faut toujours un temps lambda pour mijoter mes projets, il m'a fallut plusieurs mois avant d'arriver à un projet (en fait c'est deux projets et un en attente...) mais on y est!

Que je vous explique.
Quand il participe à des évènements, Manu participe au décor: haut de forme, jaquette, lunettes miroir et air impressionnant, tout y est! Un Gustave Doré à lui tout seul (Gustave et pas Julien hein, on joue pas dans la même cour)
Autant dire qu'il était la victime désignée pour ma maille!!!

C'est ainsi que ce cher Manu se retrouve cloué à une planche (ce qui n'arrive pas à tout le monde, ou pas plus d'une foi (!) tout les deux milles ans...)


Là on constate qu'il n'a pas la grosse tête: la planche fait une vingtaine de centimètres de large!

Si on se penche sur les détails, on trouve:


Une étrille, une baleine, un voilier, un requin féroce...



une langoustine...



ainsi qu'un requin marteau, un poulpe ou un tourteau.

Tout n'y est pas mais vous comprenez l'esprit du truc, n'est-ce pas?

Pour parfaire le portrait ne manquait plus que l'étiquette descriptive (pour une rareté botanique ça s'impose!), sachant que, quand il n'est pas bienveillant (son état à peu près naturel) il pourrait porter le totem du hérisson grognon à grosses dents...


Voilà, vous savez tout (ou presque) pour plus d'info rendez vous à Prémery avec votre tirelire, vous ne le regretterez pas!
Pour vous faire une petite idée du travail de Messire jetez un œil sur sa page fb (c'est là) ou sur son site (là)

L'été à l'air de tirer sa révérence, je vais bien le regretter...

A+

jeudi 22 mars 2018

Avant la bataille

Pouf pouf pouf!
Vous l'entendez mon souffle court?
Vous aviez perdu l'habitude d'une telle succession d'articles ici, non?

Aujourd'hui je vous ramène vers un de mes endroits favoris sur terre: les Highlands!!!
(comment ça monomaniaque?)

Il y a longtemps, bien longtemps, les vikings avaient la sale manie de faire leurs courses chez leurs voisins; L'addition carbone n'était pas très élevée à l'époque puisqu'ils se déplaçaient en drakkar mais on ne peut pas en dire autant pour l'addition humaine...
C'est de l'histoire ancienne tout ça (les dernières emplettes vikings eurent lieu vers 1300) mais ils ont laissé des traces durables dans la culture écossaise.

C'est donc cette période que j'ai décidé d'illustrer avec mon petit crochet:


Un petit château fortifié au sommet d'une colline verdoyante, colorée par les fleurs de bruyère.



 Le cours d'eau de la vallée permet une arrivée rapide du drakkar à l'intérieur des terres.



Tout est (pour l'instant) paisible: quelques nuages passent haut dans le ciel, les moutons paissent tranquilou...
Néanmoins la porte du château est fermée (restons prudents)

Le calme avant la furie des hommes quoi...



Un micro détail manque sur la photo (je l'ai ajouté après le shooting) j'avais omit de construire des cheminées sur le bâtiment principal, oubli réparé, de la fumée sort même de l'une d'elles:



Voilà voilà, c'est tout pour aujourd'hui!
Ah non, j'allais oublier: cette cloche est disponible à la boutique au prix de 180€ (par correspondance les frais de port sont en sus) et elle sera, elle aussi, visible au prieuré de la Charité sur Loire les 7 et 8 avril prochains...

A+


mercredi 21 mars 2018

Tout un cirque!

Serait-ce le retour du soleil qui me pousse à revenir par ici?
Mais non, le soleil m'inciterait plus à bailler aux corneilles en regardant la lumière jouer dans les feuilles des arbres (ce qui est impossible vu l'absence de feuilles dans les arbres à cette saison...).

En fait je viens d'achever une nouvelle cloche (deux en vérité, mais je vous la joue ordre chronologique).
Cette fois-ci nous nous éloignons des hauteurs ventées des Highlands du XVIIIème siècle pour atterrir au ras du sol, vraisemblablement au début du XXème...

Tout comme j'aime l'ambiance des nomades à roulottes, j'aime celle des forains festifs, j'ai nommé les circassiens!

Entrons sur la piste:


Un couple d'artistes, l'homme le plus fort du monde (au moins) et sa charmante compagne l'acrobate!



Comme vous pouvez le constater, ils sont accompagnés de leur grand fauve, le seul chat dressé de tout l'univers (si ce n'est plus). Il a forcement un nom terrible du type...Moumoune ou Bibou, un nom féroce quoi!
Au passage, vous noterez les haltères du musclé ainsi que les massues de jonglage de Madame.



Comme tous les durs de chez durs, Monsieur est tatoué et porte une boucle d'oreille en or...tough guy!

Une fois la cloche déposée, on obtient cela:


Côté technique, le tout est composé majoritairement de coton crocheté avec un crochet d'1mm, le socle lui est marouflé de papier artisanal (il me fait penser aux carrelages en ciment, pas vous?)

Le tout est disponible à la boutique au prix de 250€ (par correspondance les frais de port sont en sus)

Si Saint-Saulge vous semble le bout du monde, venez donc les 7 et 8 avril prochains à La Charité-sur-Loire. A l'occasion des Journées européennes des métiers d'art j'exposerai ma production au prieuré (entourée des mes talentueux collègues artisans).
Mes circassiens seront là ainsi que mes autres bidules laineux...

A+

mercredi 21 février 2018

Un chardon, un tartan...et du whisky, beaucoup de whisky!

Autant faire face à la réalité: on ne peut pas dire que les billets s'accumulent par ici!

Pour la peine je vais vous présenter le projet qui m'occupe depuis près d'un mois (que vous avez peut-être entre aperçu sur mon Instagram, valerielavache c'est moi!)

Comme toujours il y a un point de départ.
Cette fois-ci c'est une série TV (disponible sur Netflix) découverte par le biais d'une bloggeuse tricoteuse.
Il s'agit d'Outlander, une histoire d'amour échevelée se passant principalement dans l’Écosse du XVIIIème siècle (pile au moment de la dernière révolte indépendantiste écossaise).
Cette série est adaptée d'un livre (dix tomes pour l'instant) que j'attaque ces temps-ci (j'en suis au n°4) de Diana Gabaldon: Le chardon et le tartan, en français.

Outre ses paysages renversants de beauté (je suis une fan inconditionnelle des Highlands...) cette série nous présente une galerie de personnages tous plus attachants, les acteurs sont tip-top et les costumes une pure tuerie.
Si on ajoute des bastons mémorables, de l'amour idéalisé (et du cul esthétique) je crois que tout est réuni pour une réussite télévisuelle.
Le tout est ornementé par les accents des personnages: anglais, écossais et gaélique (sans sous-titres le gaélique, on est à égalité avec l'héroïne qui n'y comprend que pouic!)

Le couple de héros est, bien entendu, parfait: aussi bien les personnages que les acteurs qui les incarnent (on parle de Sam Heughan? mmmmm...)

Tout ça pour vous dire que j'ai ressenti une envie irrépressible de les interpréter au crochet!

Voici donc mes deux highlanders maillés:


Je vous présente Claire et Jamie Fraser!
  Une fine anglaise au boucles brunes et aux yeux bleus (dans le livre elle a des yeux couleur whisky, d'après son époux...) accompagnée d'un farouche écossais à la tignasse flamboyante (cet homme élève le port du kilt au niveau des beaux-arts...)

J'ai pris un malin plaisir à travailler tous les détails qui font la spécificité de leur époque:


Jupon, bas de la chemise, bas de laine, jarretière et sgian dhu (couteau) à portée de la main pour Claire.



Sporran (bourse) dirk (glaive) et claidheamh (épée) pour Jamie.


Sans oublier un sgian dhu caché dans le haut de sa botte!



Tant qu'on y est à parler de ce qu'il y a sous leurs vêtements, je tiens à préciser qu'ils ne portent pas de culottes (inconnues à leur époque) et qu'ils possèdent tous les attributs de leurs genres (je vous laisse imaginer, je ne voudrais pas heurter les plus pudiques...)

Comme la série à inspiré beaucoup de tricoteuses (il faut dire que Claire porte divers accessoires laineux des plus charmants) je n'ai pas manqué de l'équiper d'un snood XXL et d'une paire de manchettes à torsades:



Malgré le temps nécessaire à la confection de mon petit couple (le gigantesque Jamie culmine à 24cm) j'ai pris un grand plaisir à les faire avec toutes les recherches iconographiques et historiques liées à ce type de projet. Le travail de la costumière Terry Dresbach et les superbes photos de son blog furent fort utiles d'ailleurs!

Côté technique, ils ont été réalisés quasiment intégralement avec un crochet d' un millimètre avec surtout des fils coton mais aussi de la laine à repriser, du lin ou de l'acrylique (pas tant que ça)
Si jamais l'envie vous prenait de faire un personnage dans ce genre sachez que le kilt ancien fait environ 10m en grandeur réelle, autant dire qu'il faut prendre son élan pour un jacquard de cette ampleur....

Je ne sais pas encore si je vais les placer dans une vitrine/décor, j'hésite...

Voilà voilà, j'espère que vous n'êtes pas trop déçus d'avoir attendu si longtemps pour voir tout ça!

Profitez bien du temps qui passe,

A+

mardi 17 octobre 2017

La belle rousse

Après mon presque Klimt, je persiste dans mon hommage à mes peintres préférés.
On reste dans la même période picturale: la sécession viennoise.
 Un peintre un poil moins connu en France mais bouleversant (et aussi scandaleux de son vivant)

J'ai nommé: Egon Schiele!

Les œuvres les plus marquantes pour moi sont ses dessins.
Il était donc logique que je me penche sur une version crochetée...

Parmi tous ses dessins, un reste gravé depuis lurette dans ma mémoire: une jeune femme rousse, déshabillée mais pas nue regardant le spectateur droit dans les yeux.
Une grande modernité malgré les vêtements d'époque, cette femme pourrait poser pour un de nos contemporains.

Enfin bref, je l'aime d'amour!

Voyons voir ce que cela donne en 3D:


Héhéhé! Elle est de dos pour prouver qu'elle est bien en volume (ça fait durer le suspense en plus)


De face elle est ainsi:



Je lui trouve un petit air de Léa Salamé, pas vous?






Si vous connaissez le dessin d'origine vous aurez remarqué que j'ai triché pour les bottines. Ben oui, elles sont juste esquissées sur le papier mais en volume il m'était difficile de retranscrire juste le trait.
Dans la réalité elles devaient être noires mais la couleur se fondait trop dans celle des bas.
Du coup j'ai opté pour un gris clair qui se rapproche plus de l'effacement d'origine.


Dernier cliché pour vous permettre d'évaluer la taille de la belle, oui c'est bien une pièce d'un euro contre son pied...


Pour l'aspect technique, elle est crochetée en coton avec un crochet de 9mm, ses vêtements sont fait avec un crochet de1.30mm (la camisole est en soie). Les cheveux sont en mohair et les bottines en laine.

Pour les amateurs, elle est disponible à la boutique en échange de 150€ (par correspondance les frais de port sont en sus)

Voilà, je crois que vous savez tout.

Profitez bien des derniers jours estivaux

A+



samedi 30 septembre 2017

Cher Gustav

Pfiou, ça fait lurette que je n'ai pas mis les pieds par ici!
Il y a presque autant de toiles d'araignées que chez moi, c'est dire...

Pour me faire pardonner je vais vous présenter mon dernier ouvrage, le tout premier du genre et vraisemblablement le plus abouti que j'ai jamais fait (tu la sens la satisfaction?)

Comme toujours il y a un point de départ, en l’occurrence mon admiration pour un artiste.
J'avais violemment pensé à reproduire un des auto-portraits de Dürer mais je ne savais pas par où commencer.
Après "la liberté guidant le peuple" j'avais bien envisagé "la mort de Sardanapale" mais une grande lassitude m'a gagné devant l'ampleur de la tâche.
Au bout de toutes ces errances m'est venu à l'esprit qu'un artiste était une source d'inspiration constante pour les crocheteuses:

Le grand, l'unique, le magique Klimt!

Ne restait plus qu'à choisir quelle œuvre...
Danaé, Le baiser, la Beethoven frise...
Finalement je me suis décidée pour le portrait d'Adèle Bloch-Bauer, une petite merveille dorée, la synthèse du style de Klimt.

Comme il s'agit d'une adaptation du tableau et non d'une copie, la chose serait en bas-relief (c'est plus drôle ainsi)

J'ai donc commencé par réaliser le buste de la belle Adèle en 3D, s'il fonctionnait je pouvais continuer (dans le cas contraire je pouvais toujours me rouler en boule de désespoir avant de passer à autre chose)

J'ai obtenu ceci:


Comme vous pouvez le constater, j'ai décidé que je pouvais m'atteler au reste du tableau...

Après un rapide croquis du "fond" de la toile à l'échelle de la dame j'ai réalisé un carré multicolore (et crocheté dans tous les sens) avant de me préoccuper de la fusion des deux (personnage et fond)
Ce ne fût pas chose évidente parce que le maestro était le champion de la discipline. Du coup j'ai utilisé la cape comme intermédiaire.

C'est à ce moment que je me suis rendu compte de la relative pauvreté ornementale de mon travail.
Les toiles de Klimt débordent de micro-motifs!
Armée de mon crochet (0.9mm) et d'une bonne dose d'optimisme j'ai ainsi fabriqué une ventrée de minis carrés, triangles, ovales, ronds pour les appliquer sur l'ouvrage (sans parler des paillettes, perles et fils).


Une vue de près :


Cet ouvrage est le plus ambitieux que j'ai réalisé jusqu'à présent mais aussi le plus long. Pour vous donner un point de repère, j'ai commencé cet ouvrage le 5 septembre. Si l'on enlève la semaine de vacances que j'ai pris et les clients que j'ai accueillis...

Pour les étapes intermédiaires jetez un œil sur mon Instagram (valerielavache) j'ai pris des clichés rapides en court de fabrication.

C'est hier matin que j'ai décidé que la chose était achevée:



Pour parachever mon "œuvre" j'ai choisi de l'encadrer avec une baguette ancienne (qui doit avoir à peu près l'âge du tableau original) laquée en noir:


Et voilà un mini presque-Klimt de 36cm de côté (l'original fait 138cm)!


Dernière vue, une partie des fils utilisées (ils n'y sont pas tous!):


Le temps de trouver une place à la boutique et il sera mis en vente au prix de 250€ (je suis moins chère qu'une ouvrière bangladaise...)

Bon c'est tout pour aujourd'hui, je vais essayer de venir plus souvent par ici (j'aime bien cet endroit, pas vous?)

Passez un bon week-end

A+

vendredi 16 juin 2017

Un ange à mon cou

Comme vous pouvez le constater, ces temps-ci je suis dans ma période bijoux (plus connue sous le nom de "comment faire de la maille par temps chaud")

Le dernier en date est un collier, attention on sort du potager!

Le déclencheur fût un médaillon en argent, chiné je ne sais plus où, dont il manquait l'anneau (et donc le poinçon...).
Le motif est un angelot triste.
Ces médailles étaient prévues pour être gravées au revers, ce n'est pas le cas pour celui-ci.
Comme l'anneau manque impossible de l'attacher à une chaine (et je n'ai plus de fil d'argent pour en souder un: bad luck)
Il ne me restait plus qu'à crocheter un dispositif de suspension, décoratif si possible:


 L'équivalent d'un petit cadre, crocheté avec un petit (tout petit) crochet dont je ne peux pas vous donner la taille: elle est effacée (c'est un crochet ancien à dentelle) mais on est en dessous du millimètre. La partie claire du cadre est faite avec trois brins de mouliné.
Pour parfaire le tout, une fine chainette agrémentée de deux perles à reflets gris/rose.
A l'origine la médaille faisait 2cm de diamètre, avec son cadre on arrive à 5cm.
S'il vous tente, ce collier est disponible à la boutique pour 25€ (par correspondance les frais de port sont en sus).

Juste pour le fun, une vue de mon sublime studio photo (d'été):


Comme vous pouvez le constater, je dispose d'un matériel hautement sophistiqué (notamment pour l'éclairage)

Sinon, dans le domaine "prends ça dans ta face":

Je suis souvent contente de pouvoir faire des ouvrages à toute petite échelle. Au fond de mon cervelet traine l'idée (absurde) que peu de gens parviennent à faire aussi fin... Et à un moment ou un autre on retouche le sol, éventuellement passablement brutalement (oh la belle brochette d'adverbes!)

C'est ce qui m'est arrivé récemment avec Double Treble Trinkets qui montrait ses petits personnages faits avec un crochet de 0.5mm (oui vous avez bien lu!) et du fil de couture (je sors et pleure un bon coup). En plus elle met en ligne des patrons gratuits excellentissimes... Tant de talents dans une seule personne n'est pas tout à fait juste!!! (oui je suis envieuse, mais j'assume!)

Pour me remettre de ces émotions je vais prendre un congé crochetesque parce que mon bras ne veut plus suivre la cadence. Épaule, coude et poignet me font un mal de chien: la tendinite est de retour (je me parfume à l'arnica et peine à m'endormir avec un bras qui pulse)
Je pense donc me remettre à la couture et au bricolage, quelques objets attendent depuis trop longtemps un petit lifting!

Profitez bien de cet été précoce!

A+

vendredi 2 juin 2017

La fée du crochet!

 Non je ne parle pas de moi!

Voici ma dernière cloche (enfin...sait-on jamais!)
Une de celles qui m'aura donné le plus de fil à retordre malgré sa petite taille.

Je voulais une scènette rappelant Peter Pan mais l'imagerie de l'histoire est parasitée par Walt Disney (mais je préfère la version de Loisel) et en plus je voulais m'éloigner du fan-art.
Autant dire que je n'étais pas sortie de la mouise...

Voilà t'y pas que je me souviens d'avoir croisé la route numérique d'une blogueuse dont le nom m'avait fait baver d'envie: la fée Crochète!

Mais c'est bien sûr, la voilà la bonne idée!

C'est ainsi que je me suis attelée à la tâche, faire une fée Crochète:


C'est la plus petite de mes cloches (16x13cm) autant dire qu'il n'y a pas beaucoup de place...


J'ai tout de même pu caser ma fée crochetante assise sur son champignon préféré (un genre de russule, pour les champignophiles) avec son ouvrage et son outillage.


Une jonquille miniature pousse à ses côtés (parfum d'ambiance naturel!)

Comme vous pouvez le remarquer, elle ne porte pas son nom pour rien: je pense que son ouvrage prend des proportions inédites, peut-être que quelqu'un devrait lui suggérer de s’arrêter (je dis ça je dis rien...)

Quand je vous parlais de problèmes lors de sa fabrication, ce n'est que quand j'ai voulu poser la cloche sur l'ouvrage terminé que j'ai constaté que ça ne rentrait pas: le champignon frottait contre la cloche et Crochète se faisait une scoliose en touchant le plafond (ça se dit pour une cloche?).
J'ai donc démonté l'ensemble pour modifier le socle et l'implantation des éléments, joie de rajouter une journée de boulot à un truc (en théorie) finit!!!

Tout étant réglé, je peut fièrement la mettre à votre disposition à la boutique!
Elle est vôtre en échange de 45€ (mais le paquet cadeau est réalisé sur simple demande) par correspondance les frais de port sont en sus.

Sinon, si vous voulez des nouvelles du canton, nous sommes en plein préparatifs du comice (qui aura lieu les 19 et 20 août prochains)
D'ailleurs un atelier aura lieu mercredi prochain, si vous voulez participer rendez-vous vers 14h au centre social, ambiance garantie!

C'est bientôt l'heure de l'apéro, je vous laisse!

A+

vendredi 21 avril 2017

La vie aquatique

Et une nouvelle cloche, une!

Je ne sais pas comment le nouveau thème a émergé, peut-être le soleil persistant de ces derniers jours (soleil=bains de mer, c'est comme ça!)

Quand j'étais petite nous allions souvent en Bretagne. J'en ai gardé un amour de la mer, même froide, même par temps gris.
Malgré une incompétence marquée pour la natation, je n'ai jamais hésité à me confronter aux vagues.

Enfant je m'entrainai à l'apnée dans la baignoire familiale (quitte à ne pas nager, autant survivre le plus longtemps possible sous l'eau...) et j'ai abusé des sachets d'algues de bain que ma mère achetait  (mmm! la belle eau verdâtre!).

Plus tard ce fût la découverte de la Corse (oh, comme ça l'eau peut être chaude?).

Tout ça pour dire que les flots et moi c'est une vieille histoire d'amour.

Si je mixe une cloche et les fonds sous-marins, on obtient... ça:

Un fond sableux, une eau claire et plein d'habitants!

Comme la cloche n'est pas pratique-pratique pour prendre des photos, ôtons-la:

Oups! Le poisson rouge a disparu!
 


Vous noterez au passage la grande bio-diversité qui règne ici: coraux, algues diverses, anémones...
Il y a même un petit poisson bleu planqué derrière une algue.

Cette fois-ci le drone est inutile, toutes les photos sont prises depuis mon bathyscaphe...


En vue plongeante, on note le déplacement prudent du crabe (il se méfie de tout bol de mayonnaise) tandis que la pieuvre l'ignore.


Pour vous donner une idée de la taille de l'ensemble, la traditionnelle photo avec monnaie intégrée:


La cloche fait 17cm de diamètre pour 20cm de haut, le poisson rouge fait 6cm de long autant dire que c'est un véritable concentré d'oligo-éléments.

Ces hauts fonds sont disponible dès maintenant à la boutique en échange de 65€, pour ce prix vous pouvez même demander un emballage cadeau (par contre par correspondance les frais de port sont en sus)

 Il fait beau ici, j'espère qu'il en est de même pour vous: un vrai temps de vote!

ps: merci à Wes Anderson pour le titre!


A+

jeudi 13 avril 2017

Ma pastorale


Non, je ne me prends pas pour Beethoven, foin de symphonie ici ma pastorale est textile, laineuse même.

Encore dans ma lubie des cloches (et l'on n'évoque pas Pâques pour autant) je me suis mise à concocter un paysage champêtre proche de ce qui m'entoure.

J'espère que cela vous donnera l'envie de visiter ma douce campagne, bien trop méconnue à mon avis...

Venons-en au sujet:


J'ai utilisé ma plus grande cloche qui fait une vingtaine de centimètres de diamètre.
Comme vous pouvez le constater, on peut y caser un pré, son arbre, un petit plan d'eau et ses habitants.

Pour une meilleure vision je vous ai fait quelques clichés sans la cloche:


Au passage vous pouvez admirer la biodiversité de ma campagne (pissenlits, pâquerettes, nénuphars et autres)



Bon, je ne vous cacherais pas que je ne connais pas l'essence de l'arbre ombrant la parcelle... c'est peut-être une variété endémique à la Nièvre, voire aux contre-forts du Morvan!

 
Une vue depuis mon drone (oui, la maison a les moyens!):


Ainsi on peut mieux géolocaliser le mouton...


Pour avoir une idée de la dimension de la chose je vous ai mis une piécette devant  la bestiole:


Voilà, à partir de maintenant mon morceau de Nièvre est disponible à la boutique pour 95€, par correspondance les frais de port sont en sus mais pas le paquet cadeau qui peut être fait sur simple demande.

Les chûtes de chocolat approchent, la température baisse: on reste dans la logique de Pâques!

Passez une bonne fin de semaine.

A+

mercredi 5 avril 2017

Royal

Tout est parti d'un rideau.
Un vieux rideau, si vieux que l'on peut dire qu'il est ancien.
Des fleurs de lys majestueuses me donnent des envies d'ancien régime (avant l'été ça s'impose, bikini ready?)

Un passage au lave-linge plus tard il ne me restait plus qu'à mettre en forme ce vénérable textile.

J'ai un (petit) stock de visages de poupées qui ne demande qu'à entrer en scène: va pour le visage!


De la dentelle, des perles (anciennes), des cheveux au crochet, une couronne... tiens elle à un faux air d'Elizabeth, la Tudor, la reine vierge fille de Barbe bleue!

Ça tombe bien, j'ai un faible pour cette période de l'histoire anglaise.

Je vous le concède, les fleurs de lys ne sont pas raccord avec l'Angleterre. Mais nous parlons de poupée de chiffon, de sac (Je ne l'avais pas dit? Oui c'est un sac) donc foin d'exactitude historique!

Après avoir fixé tout ce petit monde, je passe à la couture afin d'obtenir une grosse besace:


Sur le bord du rabat, une frise de broderie début XXème appliquée à petits points.
La bandoulière est faite avec un gros ruban costaud.
Dans un coin on aperçoit une petite couronne (le coin c'est celui de la poche extérieure) elle répond à un papillon noir sur l'autre côté.

Pour la doublure, j'ai choisi un tissus rouille:


A l'intérieur il y a une poche à deux compartiment (pas photographiée, c'est un point de vue abscons en photo)

Bon ben voilà une sacoche de baroudeuse royale!


Côté dimensions, il fait 30x45cm (soit de quoi trimballer le strict minimum pour une altesse), la bandoulière quant à elle permet de porter ce sac aussi bien sur l'épaule qu'en travers du buste.
La classe à Dallas quoi! (aucun nom de ville anglaise ne me vient pour la rime, la loose)

Côté tarif, il est disponible à la boutique pour 75€ (par correspondance les frais de port sont en sus)

Le printemps s'installe gentiment, je vais voir Juliette en concert: tout va décidément bien!

ps: un grand merci à Dominique-qui-se-reconnaitra pour l'aide logistique...je te revaudrais ça!


A+