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samedi 12 octobre 2024

Ça faisait longtemps, dis

 Très étrange sensation que de revenir par ici.

Peut-être parce que le format blog est devenu désuet et que la désuétude c'est ma spécialité.


Toujours est-il que le crochet est toujours le centre de mon existence (professionnelle) et que j'ai estimé qu'Instagram était un peu étriqué pour montrer (et dire) ce que je faisait.


Voici donc le moment TADAAAAM!


Ma dernière commande en date est cette petite fée, un rien Art nouveau, haute comme une pomme (9cm)

Les fleurs de sa coiffure sont en porcelaine, le reste est globalement en coton. J'étais très contente de ses petits petons donc, bien sur, j'ai oublié de les photographier.


là on les aperçoit un peu, les petons.

La fleur émerge de sa paume de main: c'est une fée créatrice de nature. Elle est conçue pour une jeune femme, elle-même a une fibre artistique. J'espère qu'elles suivront un joli chemin ensemble.



A bientôt, peut-être, pour de nouvelles nouvelles...


A+

mercredi 12 juin 2019

Mon petit pois

De l'importance de l'orthographe: je ne parlerais pas graisse corporelle, régime ou taille de maillot de bain dans cet article. Que nenni.
Il s'agit bien du petit pois, celui du potager (mais pas du pote âgé...ok je sors) ou de la boite de conserve (suivant que l'on est urbain ou pas).
Pour simplifier les choses ce n'est même pas le légume qui est concerné ici mais sa couleur (là je viens de perdre la moitié de mes lecteurs, parmi ceux qui avaient résisté à mon errance bloggesque: la loose!)


Revenons à nos moutons (je sais: le mohair c'est du poil de chèvre mais "revenons à nos chèvres" n'est pas très couru comme expression): le vert petit pois est vraisemblablement ma couleur préférée parmi les zillions de couleurs disponible dans l'arc en ciel (quand il fait beau, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, bref)

C'est avec ravissement que je suis tombée sur un élevage de pelotes petit pois dans un bac chez Noz (mon soldeur préféré, mais il n'y a pas beaucoup de concurrence dans le coin alors bon).
Du mohair turc (autrement dit 25% de poil de bête, le reste c'est du plastique) au prix imbattable de 1.50€/100m.
Difficile de résister, moi je ne l'ai pas fait.

Un stock de pelotes sous-entend un patron, je l'avais dans mes archives (je suis sournoise, je sais).
C'est donc le Vilnis top de Linda Skuja (alias ElevenHandmade sur Ravelry et Instagram) qui a succombé à mon crochet.
Un bel exercice de style exploitant au mieux l’esthétique du rang raccourci. Ses patrons me déclenchent volontiers des envies soudaines de crocheter.
Ce n'est pas le premier patron de cette designeuse que je fais donc je connaissais déjà les écarts entre sa façon de faire et la mienne: si je suis ses instructions en matière de taille de fil et de crochet je me retrouve avec un bus à impériale à la place d'un pull!
Mon fil étant beaucoup plus fin que ce qu'elle préconise, j'ai pu me contenter de choisir une des petites tailles (comment se prendre pour Kate Moss tout en mangeant des chips trempées dans des rillettes...)
Malgré tout mon pull est devenu loose, mais je les aime comme ça donc tout va bien.

Par ailleurs, je ne peux m'empêcher de modifier les patrons que je choisis donc les manches sont devenues longues:



Malgré une grande attention apportée au choix de la taille, l'encolure était bien trop large (genre tout le pull coule par terre quand on baisse les bras et mon cardiologue ne veut pas que je reste les bras en l'air va savoir pourquoi). Je l'ai donc modifiée pour la resserrer:


Au final j'ai un pull transparent comme c'est pas possible, léger comme une plume, qui grattouille bien bien et d'une couleur topissime: tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes!

Côté patron, aucun problème, pas d'erreur notée, simple à réaliser: tout va bien (pour les anglophones) vous pouvez vous le procurer via Interweave, le patron est en anglais comme d'hab' (désolée)

Bon ben voilà, c'est tout pour aujourd'hui. La prochaine fois j'aurai des trucs à vous raconter impliquant du tabouret...

A+

vendredi 21 septembre 2018

On ne choisit pas sa muse

Bouh!
Z'avez eu peur?
Moui je sais ça surprend un retour si soudain après une telle absence...

Que voulez-vous, entre la Bêêêle et laine, la canicule, le non-mariage (c'est comme un non-anniversaire mais en version mariage) de ma nièce ainée et mes maxi-vacances (de deux jours) j'ai eu le plus grand mal à me consacrer à ce blog (et Instagram est trop pratique)

Reprenons nos bonnes vieilles habitudes, une petite chronique crochet ça vous tente?

Plantons le décor:

Non loin de chez moi à Prémery, riante bourgade (je blague, oups toutes mes excuses aux habitants!) un drôle de loustic tient boutique.
Ce loustic est Manuel Domingues, plus connu sous l'enseigne Manu Déco.
Dans son échoppe il expose à la vente tout un univers de laiton, de bois et de lumières. Des créations uniques par bien des aspects. Toutes sont marquées du sceau du steampunk (si tu ne sais pas ce que c'est, Google est ton ami!)

Vous me direz: quel rapport avec le crochet?
Aucun!
Ou presque...

Il y a quelques temps de cela, Manu m'avait offert une série de plaques à trophée (je crois qu'il avait pitié de ceux que je fabrique en carton)
Comme il me faut toujours un temps lambda pour mijoter mes projets, il m'a fallut plusieurs mois avant d'arriver à un projet (en fait c'est deux projets et un en attente...) mais on y est!

Que je vous explique.
Quand il participe à des évènements, Manu participe au décor: haut de forme, jaquette, lunettes miroir et air impressionnant, tout y est! Un Gustave Doré à lui tout seul (Gustave et pas Julien hein, on joue pas dans la même cour)
Autant dire qu'il était la victime désignée pour ma maille!!!

C'est ainsi que ce cher Manu se retrouve cloué à une planche (ce qui n'arrive pas à tout le monde, ou pas plus d'une foi (!) tout les deux milles ans...)


Là on constate qu'il n'a pas la grosse tête: la planche fait une vingtaine de centimètres de large!

Si on se penche sur les détails, on trouve:


Une étrille, une baleine, un voilier, un requin féroce...



une langoustine...



ainsi qu'un requin marteau, un poulpe ou un tourteau.

Tout n'y est pas mais vous comprenez l'esprit du truc, n'est-ce pas?

Pour parfaire le portrait ne manquait plus que l'étiquette descriptive (pour une rareté botanique ça s'impose!), sachant que, quand il n'est pas bienveillant (son état à peu près naturel) il pourrait porter le totem du hérisson grognon à grosses dents...


Voilà, vous savez tout (ou presque) pour plus d'info rendez vous à Prémery avec votre tirelire, vous ne le regretterez pas!
Pour vous faire une petite idée du travail de Messire jetez un œil sur sa page fb (c'est là) ou sur son site (là)

L'été à l'air de tirer sa révérence, je vais bien le regretter...

A+

jeudi 22 mars 2018

Avant la bataille

Pouf pouf pouf!
Vous l'entendez mon souffle court?
Vous aviez perdu l'habitude d'une telle succession d'articles ici, non?

Aujourd'hui je vous ramène vers un de mes endroits favoris sur terre: les Highlands!!!
(comment ça monomaniaque?)

Il y a longtemps, bien longtemps, les vikings avaient la sale manie de faire leurs courses chez leurs voisins; L'addition carbone n'était pas très élevée à l'époque puisqu'ils se déplaçaient en drakkar mais on ne peut pas en dire autant pour l'addition humaine...
C'est de l'histoire ancienne tout ça (les dernières emplettes vikings eurent lieu vers 1300) mais ils ont laissé des traces durables dans la culture écossaise.

C'est donc cette période que j'ai décidé d'illustrer avec mon petit crochet:


Un petit château fortifié au sommet d'une colline verdoyante, colorée par les fleurs de bruyère.



 Le cours d'eau de la vallée permet une arrivée rapide du drakkar à l'intérieur des terres.



Tout est (pour l'instant) paisible: quelques nuages passent haut dans le ciel, les moutons paissent tranquilou...
Néanmoins la porte du château est fermée (restons prudents)

Le calme avant la furie des hommes quoi...



Un micro détail manque sur la photo (je l'ai ajouté après le shooting) j'avais omit de construire des cheminées sur le bâtiment principal, oubli réparé, de la fumée sort même de l'une d'elles:



Voilà voilà, c'est tout pour aujourd'hui!
Ah non, j'allais oublier: cette cloche est disponible à la boutique au prix de 180€ (par correspondance les frais de port sont en sus) et elle sera, elle aussi, visible au prieuré de la Charité sur Loire les 7 et 8 avril prochains...

A+


mercredi 21 mars 2018

Tout un cirque!

Serait-ce le retour du soleil qui me pousse à revenir par ici?
Mais non, le soleil m'inciterait plus à bailler aux corneilles en regardant la lumière jouer dans les feuilles des arbres (ce qui est impossible vu l'absence de feuilles dans les arbres à cette saison...).

En fait je viens d'achever une nouvelle cloche (deux en vérité, mais je vous la joue ordre chronologique).
Cette fois-ci nous nous éloignons des hauteurs ventées des Highlands du XVIIIème siècle pour atterrir au ras du sol, vraisemblablement au début du XXème...

Tout comme j'aime l'ambiance des nomades à roulottes, j'aime celle des forains festifs, j'ai nommé les circassiens!

Entrons sur la piste:


Un couple d'artistes, l'homme le plus fort du monde (au moins) et sa charmante compagne l'acrobate!



Comme vous pouvez le constater, ils sont accompagnés de leur grand fauve, le seul chat dressé de tout l'univers (si ce n'est plus). Il a forcement un nom terrible du type...Moumoune ou Bibou, un nom féroce quoi!
Au passage, vous noterez les haltères du musclé ainsi que les massues de jonglage de Madame.



Comme tous les durs de chez durs, Monsieur est tatoué et porte une boucle d'oreille en or...tough guy!

Une fois la cloche déposée, on obtient cela:


Côté technique, le tout est composé majoritairement de coton crocheté avec un crochet d'1mm, le socle lui est marouflé de papier artisanal (il me fait penser aux carrelages en ciment, pas vous?)

Le tout est disponible à la boutique au prix de 250€ (par correspondance les frais de port sont en sus)

Si Saint-Saulge vous semble le bout du monde, venez donc les 7 et 8 avril prochains à La Charité-sur-Loire. A l'occasion des Journées européennes des métiers d'art j'exposerai ma production au prieuré (entourée des mes talentueux collègues artisans).
Mes circassiens seront là ainsi que mes autres bidules laineux...

A+

mercredi 21 février 2018

Un chardon, un tartan...et du whisky, beaucoup de whisky!

Autant faire face à la réalité: on ne peut pas dire que les billets s'accumulent par ici!

Pour la peine je vais vous présenter le projet qui m'occupe depuis près d'un mois (que vous avez peut-être entre aperçu sur mon Instagram, valerielavache c'est moi!)

Comme toujours il y a un point de départ.
Cette fois-ci c'est une série TV (disponible sur Netflix) découverte par le biais d'une bloggeuse tricoteuse.
Il s'agit d'Outlander, une histoire d'amour échevelée se passant principalement dans l’Écosse du XVIIIème siècle (pile au moment de la dernière révolte indépendantiste écossaise).
Cette série est adaptée d'un livre (dix tomes pour l'instant) que j'attaque ces temps-ci (j'en suis au n°4) de Diana Gabaldon: Le chardon et le tartan, en français.

Outre ses paysages renversants de beauté (je suis une fan inconditionnelle des Highlands...) cette série nous présente une galerie de personnages tous plus attachants, les acteurs sont tip-top et les costumes une pure tuerie.
Si on ajoute des bastons mémorables, de l'amour idéalisé (et du cul esthétique) je crois que tout est réuni pour une réussite télévisuelle.
Le tout est ornementé par les accents des personnages: anglais, écossais et gaélique (sans sous-titres le gaélique, on est à égalité avec l'héroïne qui n'y comprend que pouic!)

Le couple de héros est, bien entendu, parfait: aussi bien les personnages que les acteurs qui les incarnent (on parle de Sam Heughan? mmmmm...)

Tout ça pour vous dire que j'ai ressenti une envie irrépressible de les interpréter au crochet!

Voici donc mes deux highlanders maillés:


Je vous présente Claire et Jamie Fraser!
  Une fine anglaise au boucles brunes et aux yeux bleus (dans le livre elle a des yeux couleur whisky, d'après son époux...) accompagnée d'un farouche écossais à la tignasse flamboyante (cet homme élève le port du kilt au niveau des beaux-arts...)

J'ai pris un malin plaisir à travailler tous les détails qui font la spécificité de leur époque:


Jupon, bas de la chemise, bas de laine, jarretière et sgian dhu (couteau) à portée de la main pour Claire.



Sporran (bourse) dirk (glaive) et claidheamh (épée) pour Jamie.


Sans oublier un sgian dhu caché dans le haut de sa botte!



Tant qu'on y est à parler de ce qu'il y a sous leurs vêtements, je tiens à préciser qu'ils ne portent pas de culottes (inconnues à leur époque) et qu'ils possèdent tous les attributs de leurs genres (je vous laisse imaginer, je ne voudrais pas heurter les plus pudiques...)

Comme la série à inspiré beaucoup de tricoteuses (il faut dire que Claire porte divers accessoires laineux des plus charmants) je n'ai pas manqué de l'équiper d'un snood XXL et d'une paire de manchettes à torsades:



Malgré le temps nécessaire à la confection de mon petit couple (le gigantesque Jamie culmine à 24cm) j'ai pris un grand plaisir à les faire avec toutes les recherches iconographiques et historiques liées à ce type de projet. Le travail de la costumière Terry Dresbach et les superbes photos de son blog furent fort utiles d'ailleurs!

Côté technique, ils ont été réalisés quasiment intégralement avec un crochet d' un millimètre avec surtout des fils coton mais aussi de la laine à repriser, du lin ou de l'acrylique (pas tant que ça)
Si jamais l'envie vous prenait de faire un personnage dans ce genre sachez que le kilt ancien fait environ 10m en grandeur réelle, autant dire qu'il faut prendre son élan pour un jacquard de cette ampleur....

Je ne sais pas encore si je vais les placer dans une vitrine/décor, j'hésite...

Voilà voilà, j'espère que vous n'êtes pas trop déçus d'avoir attendu si longtemps pour voir tout ça!

Profitez bien du temps qui passe,

A+

mardi 17 octobre 2017

La belle rousse

Après mon presque Klimt, je persiste dans mon hommage à mes peintres préférés.
On reste dans la même période picturale: la sécession viennoise.
 Un peintre un poil moins connu en France mais bouleversant (et aussi scandaleux de son vivant)

J'ai nommé: Egon Schiele!

Les œuvres les plus marquantes pour moi sont ses dessins.
Il était donc logique que je me penche sur une version crochetée...

Parmi tous ses dessins, un reste gravé depuis lurette dans ma mémoire: une jeune femme rousse, déshabillée mais pas nue regardant le spectateur droit dans les yeux.
Une grande modernité malgré les vêtements d'époque, cette femme pourrait poser pour un de nos contemporains.

Enfin bref, je l'aime d'amour!

Voyons voir ce que cela donne en 3D:


Héhéhé! Elle est de dos pour prouver qu'elle est bien en volume (ça fait durer le suspense en plus)


De face elle est ainsi:



Je lui trouve un petit air de Léa Salamé, pas vous?






Si vous connaissez le dessin d'origine vous aurez remarqué que j'ai triché pour les bottines. Ben oui, elles sont juste esquissées sur le papier mais en volume il m'était difficile de retranscrire juste le trait.
Dans la réalité elles devaient être noires mais la couleur se fondait trop dans celle des bas.
Du coup j'ai opté pour un gris clair qui se rapproche plus de l'effacement d'origine.


Dernier cliché pour vous permettre d'évaluer la taille de la belle, oui c'est bien une pièce d'un euro contre son pied...


Pour l'aspect technique, elle est crochetée en coton avec un crochet de 9mm, ses vêtements sont fait avec un crochet de1.30mm (la camisole est en soie). Les cheveux sont en mohair et les bottines en laine.

Pour les amateurs, elle est disponible à la boutique en échange de 150€ (par correspondance les frais de port sont en sus)

Voilà, je crois que vous savez tout.

Profitez bien des derniers jours estivaux

A+



samedi 30 septembre 2017

Cher Gustav

Pfiou, ça fait lurette que je n'ai pas mis les pieds par ici!
Il y a presque autant de toiles d'araignées que chez moi, c'est dire...

Pour me faire pardonner je vais vous présenter mon dernier ouvrage, le tout premier du genre et vraisemblablement le plus abouti que j'ai jamais fait (tu la sens la satisfaction?)

Comme toujours il y a un point de départ, en l’occurrence mon admiration pour un artiste.
J'avais violemment pensé à reproduire un des auto-portraits de Dürer mais je ne savais pas par où commencer.
Après "la liberté guidant le peuple" j'avais bien envisagé "la mort de Sardanapale" mais une grande lassitude m'a gagné devant l'ampleur de la tâche.
Au bout de toutes ces errances m'est venu à l'esprit qu'un artiste était une source d'inspiration constante pour les crocheteuses:

Le grand, l'unique, le magique Klimt!

Ne restait plus qu'à choisir quelle œuvre...
Danaé, Le baiser, la Beethoven frise...
Finalement je me suis décidée pour le portrait d'Adèle Bloch-Bauer, une petite merveille dorée, la synthèse du style de Klimt.

Comme il s'agit d'une adaptation du tableau et non d'une copie, la chose serait en bas-relief (c'est plus drôle ainsi)

J'ai donc commencé par réaliser le buste de la belle Adèle en 3D, s'il fonctionnait je pouvais continuer (dans le cas contraire je pouvais toujours me rouler en boule de désespoir avant de passer à autre chose)

J'ai obtenu ceci:


Comme vous pouvez le constater, j'ai décidé que je pouvais m'atteler au reste du tableau...

Après un rapide croquis du "fond" de la toile à l'échelle de la dame j'ai réalisé un carré multicolore (et crocheté dans tous les sens) avant de me préoccuper de la fusion des deux (personnage et fond)
Ce ne fût pas chose évidente parce que le maestro était le champion de la discipline. Du coup j'ai utilisé la cape comme intermédiaire.

C'est à ce moment que je me suis rendu compte de la relative pauvreté ornementale de mon travail.
Les toiles de Klimt débordent de micro-motifs!
Armée de mon crochet (0.9mm) et d'une bonne dose d'optimisme j'ai ainsi fabriqué une ventrée de minis carrés, triangles, ovales, ronds pour les appliquer sur l'ouvrage (sans parler des paillettes, perles et fils).


Une vue de près :


Cet ouvrage est le plus ambitieux que j'ai réalisé jusqu'à présent mais aussi le plus long. Pour vous donner un point de repère, j'ai commencé cet ouvrage le 5 septembre. Si l'on enlève la semaine de vacances que j'ai pris et les clients que j'ai accueillis...

Pour les étapes intermédiaires jetez un œil sur mon Instagram (valerielavache) j'ai pris des clichés rapides en court de fabrication.

C'est hier matin que j'ai décidé que la chose était achevée:



Pour parachever mon "œuvre" j'ai choisi de l'encadrer avec une baguette ancienne (qui doit avoir à peu près l'âge du tableau original) laquée en noir:


Et voilà un mini presque-Klimt de 36cm de côté (l'original fait 138cm)!


Dernière vue, une partie des fils utilisées (ils n'y sont pas tous!):


Le temps de trouver une place à la boutique et il sera mis en vente au prix de 250€ (je suis moins chère qu'une ouvrière bangladaise...)

Bon c'est tout pour aujourd'hui, je vais essayer de venir plus souvent par ici (j'aime bien cet endroit, pas vous?)

Passez un bon week-end

A+

vendredi 11 août 2017

Comme en Islande

Au départ je voulais vous montrer en détails mon diorama tahitien, tellement raccord avec l'été caniculaire...

Et puis, le réchauffement climatique aidant, je me suis dit qu'un petit pull des familles s'imposait.

Dans mes réserves j'avais un lot de pelotes bleues acheté dans un moment d'égarement (je ne met quasi jamais de bleu, il ne restait que six pelotes, n'importe quoi donc) mais dont le prix était plus qu'incitatif.
C'est pendant une des canicules du début de l'été que j'en fais un pull. Une fois la chose achevée, fils rentrés et tout et tout, je réalise que je ne le mettrai jamais, vraiment jamais.

C'est en le défaisant que je repense à un patron que j'envisage de faire depuis longtemps.
Une adaptation au crochet de pull islandais.
Vous ne connaissez pas les pulls islandais? (instant snob)
Ce sont des pull tout simples, sans chichis mais toujours ornés d'une bande de jacquard au niveau des épaules. Passée la technique, ce qui les rends islandais c'est leur laine (islandaise, non sans blague?!) que je n'ai pas (mais on peut l'acheter chez Triscote par exemple)

Revenons à mes pelotes.
Le pull visé est le Northern dreams pullover de Julia Vaconsin (achetable ici)
Comme je n'avais pas suffisamment de laine bleue, j'ai ajouté un reste de pull aubergine, les couleurs additionnelles sortent aussi de mon stash.

Après quelques ajustements (je ne sais pas pourquoi mais je ne rentre pas du tout dans la jauge du patron) je parviens à ce résultat:


 Un bon gros pull, bien chaud, tout doux et confortable!

Tant que j'y suis je vous mets un gros plan de la frise:


Passons à la revue de détails de la bête:
Tout d'abord, réaliser qu'il faut se coltiner des mètres d'ennui profond (aka le corps et les manches) avant d'attaquer la partie fun et colorée...
Ensuite, rapport à mes problèmes de jauge, constater que l'encolure est si large que le pull ne tient que si l'on garde les bras en l'air (c'est un genre, pas pratique-pratique mais un genre tout de même)
Je me pose des questions parce que les manches étaient tout à fait correctes par ailleurs...

Tant qu'on parle des manches, le pull se fait en trois parties (les manches et le tronc) que l'on raccorde aux aisselles avant d'attaquer le jacquard.
Le souci c'est qu'on ne peut vérifier le tombé des manches qu'une fois le pull terminé. Pour le mien mes mains disparaissaient dans les manches (un autre genre, j'aime bien les manches très longues mais y'a des limites)
Qu'à cela ne tienne, j'ai coupé le bout excédentaire avant de refaire la bordure contrastée (un rien flippant mais ça marche très bien)

Dernier point, quand on fait un pull en partant du bas, l'encolure est toujours symétrique. Autrement dit, le devant et le dos ont la même profondeur (tu la sens venir l'impression de toujours porter ton pull devant-derrière?)
Je crois que c'est pour cela que l'encolure est très dégagée sur les épaules (ce qui est trop cool pour un gros pull, bonjour les frissons l'hiver!). J'ai résolu le problème en faisant quelques rangs asymétriques  (demi-brides et brides dans le dos, mailles serrées devant) assortis d'un nombre certain de diminutions.
Du coup je fais d'une pierre deux coups: mon pull ne me tombe plus sur les chevilles quand je baisse les bras et je n'aurai pas de courant d'air dans le cou!

Je râle je râle mais je suis bien contente de mon pull et ça tombe bien puisque la météo s'est mise au diapason!!!
Si je devais en refaire un autre, je pense que j'ajouterai une bande de motif en bas du corps, juste pour le fun!

Bon je vous souhaite un bon week-end, au coin du feu...

A+

mardi 11 juillet 2017

Petite famille


 Lors d'un de mes passages sur fb, j'avais remarqué un partage de Cécile Balladino, un superbe Ganesh (au crochet) (non, sans blague!).
Je l'avais remarqué mais pas enregistré (crâne de piaf).
C'était sans compter sur une amie collectionneuse d'éléphants qui m'envoie un message quelques jours plus tard: elle en voudrait un monté en porte-clef ainsi qu'un second en bijou de sac.
Fort heureusement elle n'est pas aussi évaporée que moi et m'envoyait le lien vers la bestiole.

Le fameux Ganesh est visible ici.

Après consultation du blog concerné, je déchante: c'est tout en néerlandais et y'a pas de patron...
Après avoir cliqué sur la dernière phrase (qui ressemble fort à un lien hypertexte) je me retrouve sur un pdf...du patron (celui-ci)!

Ce qui est terrible, c'est que la créatrice du patron (qui est très bien) a réalisé un Ganesh tout tristoune et bien trop sobre pour une divinité indienne.
Ce n'est donc pas sans raison que c'est celui fait par une autre qui à les préférences du public...

Revenons à nos éléphants.
Après lecture du patron, je me rends compte que le loustic est bien trop grand pour un porte-clef et qu'il risque d'être plus grand que le sac à main sur lequel il doit être accroché puisqu'il est sensé atteindre les 25cm de hauteur!
Je contacte mon amie et la préviens que je dois le faire à ma sauce, le Ganesh.
Zéro problème, elle me fait confiance (et c'est pas la première fois!)

C'est ainsi que le premier est né:

Tout en coton, il atteint la taille respectable de 9cm.


Le second suit le jour suivant:

Le fil utilisé étant un rien plus fin (j'ai aussi légèrement modifié mon patron) il ne fait plus que 7.5cm.


Mon amie apprenant que le modèle d'origine était grand s'est décidé à m'en commander un troisième... grand, cette fois-ci!

Ayant plus de place pour les détails j'ai pu lui poser des paillettes, des brodouilleries et son petit bol d'offrandes.

J'oubliais de vous préciser: il atteint, avec majesté, les 13cm!

Pour l'agrandir je suis passée d'un crochet de 1mm à un de 2mm. Bon, il est deux fois plus petit que l'original et du coup je ne sais pas s'il est assez grand, je vais demander (si ça ne va pas j'en referais un autre)

Pour vous donner une idée de la petite famille au complet:



Il ne me reste plus qu'à poser les attaches (à sac et à clefs) et tout sera achevé.
Maintenant on peut chanter:


Ne me remerciez pas, c'est un plaisir (qui va l'avoir dans la tête pour le reste de la journée?)

A+

vendredi 16 juin 2017

Un ange à mon cou

Comme vous pouvez le constater, ces temps-ci je suis dans ma période bijoux (plus connue sous le nom de "comment faire de la maille par temps chaud")

Le dernier en date est un collier, attention on sort du potager!

Le déclencheur fût un médaillon en argent, chiné je ne sais plus où, dont il manquait l'anneau (et donc le poinçon...).
Le motif est un angelot triste.
Ces médailles étaient prévues pour être gravées au revers, ce n'est pas le cas pour celui-ci.
Comme l'anneau manque impossible de l'attacher à une chaine (et je n'ai plus de fil d'argent pour en souder un: bad luck)
Il ne me restait plus qu'à crocheter un dispositif de suspension, décoratif si possible:


 L'équivalent d'un petit cadre, crocheté avec un petit (tout petit) crochet dont je ne peux pas vous donner la taille: elle est effacée (c'est un crochet ancien à dentelle) mais on est en dessous du millimètre. La partie claire du cadre est faite avec trois brins de mouliné.
Pour parfaire le tout, une fine chainette agrémentée de deux perles à reflets gris/rose.
A l'origine la médaille faisait 2cm de diamètre, avec son cadre on arrive à 5cm.
S'il vous tente, ce collier est disponible à la boutique pour 25€ (par correspondance les frais de port sont en sus).

Juste pour le fun, une vue de mon sublime studio photo (d'été):


Comme vous pouvez le constater, je dispose d'un matériel hautement sophistiqué (notamment pour l'éclairage)

Sinon, dans le domaine "prends ça dans ta face":

Je suis souvent contente de pouvoir faire des ouvrages à toute petite échelle. Au fond de mon cervelet traine l'idée (absurde) que peu de gens parviennent à faire aussi fin... Et à un moment ou un autre on retouche le sol, éventuellement passablement brutalement (oh la belle brochette d'adverbes!)

C'est ce qui m'est arrivé récemment avec Double Treble Trinkets qui montrait ses petits personnages faits avec un crochet de 0.5mm (oui vous avez bien lu!) et du fil de couture (je sors et pleure un bon coup). En plus elle met en ligne des patrons gratuits excellentissimes... Tant de talents dans une seule personne n'est pas tout à fait juste!!! (oui je suis envieuse, mais j'assume!)

Pour me remettre de ces émotions je vais prendre un congé crochetesque parce que mon bras ne veut plus suivre la cadence. Épaule, coude et poignet me font un mal de chien: la tendinite est de retour (je me parfume à l'arnica et peine à m'endormir avec un bras qui pulse)
Je pense donc me remettre à la couture et au bricolage, quelques objets attendent depuis trop longtemps un petit lifting!

Profitez bien de cet été précoce!

A+

jeudi 8 juin 2017

Production maraîchère

Il y a trop longtemps que j'habite à la campagne, ma production s'en ressent.

Avant, quand j'étais jeune (au siècle dernier...) mon horizon se limitait à l'immeuble d'en face. Si je sentais une fragrance fleurie elle venait de ma jardinière (ou d'un flacon renversé...) et l'ambiance sonore était assurée par les voitures.

Maintenant je contemple les collines verdoyantes de mon canton, je chasse le cèpe à la fin de l'été je me pâme en écoutant le rossignol et je grappille de mûres au bord des prés.
Au fil des saisons je note l'arrivée des agneaux (et des chevreaux et veaux) dans les pâtures, je note le fleurissement des colchiques...la vraie vie quoi!

C'est donc tout logiquement que mon inspiration s’imprègne de mon cadre de vie.

Si vous avez jeté un œil sur Instagram ou Fb vous les avez vu passer:


 Voici donc ma petite (par la taille) production potagère, une cagette pleine de micro-légumes!
La majeure partie est faite de coton, avec une pointe de lin pour certain détails.

Pour vous donner une idée de l'ampleur des dégâts sur mon espace de travail (à ce stade on ne parle plus de table):



Comme ce sont des bijoux mal-aisés à photographier, je vous inflige ma papatte  boudinée pour vous montrer la bague potiron et le bracelet Summertime:



Toutes les boucles d'oreille sont à 20€, les broches et bagues à 10€ et le bracelet est à 25€.
L'ensemble est à votre disposition à la boutique (par correspondance les frais de port sont en sus)

Sinon, dans le thème "j'ai une vie rurale", nous sommes en plein dans les préparatifs du comice (qui aura lieu les 19 et 20 août)
Ainsi, hier après-midi, avec une chouette petite équipe de bénévoles nous avons commencé à décorer des arches de bienvenue (qui seront disposées aux entrée du village). Notre paire d'arches sera colorée et laineuse, je ne vous en dis pas plus mais il y aura des photos... (et pi si vous venez vous pourrez les voir en vrai!)

Bon, c'est pas tout ça mais j'ai un métier!


A+ 

vendredi 2 juin 2017

La fée du crochet!

 Non je ne parle pas de moi!

Voici ma dernière cloche (enfin...sait-on jamais!)
Une de celles qui m'aura donné le plus de fil à retordre malgré sa petite taille.

Je voulais une scènette rappelant Peter Pan mais l'imagerie de l'histoire est parasitée par Walt Disney (mais je préfère la version de Loisel) et en plus je voulais m'éloigner du fan-art.
Autant dire que je n'étais pas sortie de la mouise...

Voilà t'y pas que je me souviens d'avoir croisé la route numérique d'une blogueuse dont le nom m'avait fait baver d'envie: la fée Crochète!

Mais c'est bien sûr, la voilà la bonne idée!

C'est ainsi que je me suis attelée à la tâche, faire une fée Crochète:


C'est la plus petite de mes cloches (16x13cm) autant dire qu'il n'y a pas beaucoup de place...


J'ai tout de même pu caser ma fée crochetante assise sur son champignon préféré (un genre de russule, pour les champignophiles) avec son ouvrage et son outillage.


Une jonquille miniature pousse à ses côtés (parfum d'ambiance naturel!)

Comme vous pouvez le remarquer, elle ne porte pas son nom pour rien: je pense que son ouvrage prend des proportions inédites, peut-être que quelqu'un devrait lui suggérer de s’arrêter (je dis ça je dis rien...)

Quand je vous parlais de problèmes lors de sa fabrication, ce n'est que quand j'ai voulu poser la cloche sur l'ouvrage terminé que j'ai constaté que ça ne rentrait pas: le champignon frottait contre la cloche et Crochète se faisait une scoliose en touchant le plafond (ça se dit pour une cloche?).
J'ai donc démonté l'ensemble pour modifier le socle et l'implantation des éléments, joie de rajouter une journée de boulot à un truc (en théorie) finit!!!

Tout étant réglé, je peut fièrement la mettre à votre disposition à la boutique!
Elle est vôtre en échange de 45€ (mais le paquet cadeau est réalisé sur simple demande) par correspondance les frais de port sont en sus.

Sinon, si vous voulez des nouvelles du canton, nous sommes en plein préparatifs du comice (qui aura lieu les 19 et 20 août prochains)
D'ailleurs un atelier aura lieu mercredi prochain, si vous voulez participer rendez-vous vers 14h au centre social, ambiance garantie!

C'est bientôt l'heure de l'apéro, je vous laisse!

A+

samedi 27 mai 2017

Sortie de tanière

Voui voui voui, je sais, cela fait longtemps que je n'ai rien publié.

Profitons de températures par trop estivales pour sortir (numériquement) de la tanière...

Sachez que je ne me suis pas tourné les pouces pendant mon absence, à vrai dire j'ai produit à la chaine (mon coude ne me dit pas merci d'ailleurs).
De plus je viens d'ouvrir un compte Instagram (sous le nom de valerielavache) et je tente de dompter ce nouveau (nouveau pour moi hein) média. Si vous passez par là, j'y met mes travaux en cours.

Pour vous montrer tout de même quelque chose (la majeure partie de ma production a quitté la boutique) deux petits personnages qui n'étaient pas à vendre:

Primo, pour l'anniversaire de ma lutine bondissante (aka ma nièce de 16 ans maintenant) un mini "elle" accompagné de la guitare de ses rêves (une Les Paul) qui est resté un rêve (rapport au prix de la bestiole...)


Dans les quelques centimètres de cette poupette, j'ai casé: ses grands yeux bleus, ses nouvelles Doc's, sa robe jolie qui lui va si bien, ses mèches rebelles et sa guitare (qu'elle aura peut-être un jour si les planètes sont bien alignées ou que l'on gagne au Loto si on y joue un jour...)

Secundo, pour la fille d'une amie et voisine, un lapinou tout doux:


C'est un doudou pour son nouveau-né, une petite chose en coton et cachemire avec un insert de grains de lavande dans le bidon (pour sentir bon).

Voilà voilà, j'ai à peu près tout dit.
Je vais me chercher un verre de thé glacé et vous dis...

A+